La Cage

écrit par Ava-Gail Gardiner
(Jamaïque)

Mise en scène :

Michael Batz
(Écosse)

Traduction et collaboration artistique :

Sarah Labrin
(Martinique)

Avec

Frederic Kontogom (Tunisie, Burkina Faso)

Alain Azerot (Martinique)

Modeste Nzapassara (République Centrafricaine)

Wilda Philippe (Haïti)

Scénographie :

Florence Plaçais (France)

Lumière :

Romuald Lesné (France)

Chorégraphie :

Max Diakok (Guadeloupe)

Vidéo :

Antoine Léonard - Maestrati / Pascal Léonard (Corse)

Michael Batz
email : MBTheatre@hotmail.com

Création 23 février 2013

Michael Batz


 

Résumé

La Cage est un drame d’actualité qui parle de la situation des réfugiés haïtiens dans les Caraïbes. Toute l’action se déroule dans une cage placée sur le plateau nu, et consiste en un dialogue mouvant entre trois hommes, intercalé par des monologues de femmes. Les trois femmes (joués par la même comédienne) symbolisent la présence féminine, la moitié manquante des hommes sur la scène, leurs partenaires, compagnes, supporters. Elles évoquent aussi la terre et les légendes d’Haïti. L’intrigue prend forme au fur et à mesure comme une légende composée de trois actes.

Noa, Mano et Seth sont trois membres d’un groupe de réfugiés qui ont fuit Haïti vers les États-Unis dans un petit voilier, cependant, au lieu de la « terre promise » ils font naufrage sur une plage d’une île voisine. Une fois découverts, ils sont arrêtés, mis en quarantaine pour immigration illégale. Jugés coupables, ils écopent de trente jours de prison.

Ces trois inconnus, malgré les circonstances qui les ont poussés à fuir leur pays natal, se trouvent enfermés dans une cellule (La Cage) où ils doivent co-exister le temps de leur peine de prison. Ils écopent de trente jours de prisons et sont finalement reconduits à Haïti.

Réfléchissant sur leur propre sort, ils se livrent à tour de rôle avouant leurs peurs et leurs désirs.

L'AUTEUR

Ava-Gail Andrea GARDINER

Ava-Gail Andrea GardinerFormée comme juriste et anthropologue, Ava-Gail obtient en 2003 une maîtrise en culture et développement (magna cum laude). Elle a presque dix ans d’expérience comme consultante en développement et en communication. Elle a travaillé avec les Nations Unies, l'Union Européenne, le Ministère de la Santé de la Jamaïque et plusieurs ONG en Europe et dans les Caraïbes, surtout sur les questions de la jeunesse, de la condition de la femme et de la santé publique.

Baignée dés l’enfance par tous les arts vivants, Ava-Gail trouve que l’art dramatique est la forme la mieux adapter pour donner vie à d’autres expressions artistiques.

Le théâtre est plus qu’un art pour elle, parce qu’il est à ses yeux un moyen évident de parler de la société. Dans ses œuvres, le théâtre est pour elle l’instrument le plus efficace pour communiquer et s’interroger sur des sujets sensibles tels que : la sexualité, la violence contre la femme, et le SIDA.

Depuis son retour dans les Caraïbes en 2003, elle consacre presque toute son énergie créatrice à réduire les violences faites aux femmes. Ainsi elle produit et met en scène Les Monologues du Vagin d’Eve Ensiler. Elle réalise aussi un programme d’éducation publique contre la violence sexuelle, Unheard cries, diffusé à la radio et dans les journaux en Jamaïque et en Haïti. En 2006, elle est lauréate du prix régional de l’UNIFEM pour son recueil de témoignages de personnes victimes de viol.

Unheard cries a donné naissance à un documentaire audio-visuel en 6 parties sous le nom, Le Voile du Silence, qui sera produit en collaboration avec Shakti Production en Guadeloupe.

Ava-Gail est directrice de création d’une société de production audio-visuelle Visions of the Caribbean.

Ava-Gail Andrea GardinerElle produit entre autre Bank with you Partner: Saving for Survival, 2ème prix du concours de documentaire lors du 2ème Forum des Femmes de la Caraïbe en Martinique 2006.When ARVS are not enough documentaire sur la question de l’accès aux traitements médicaux pour des personnes vivant avec le VIH en Haïti.

Coming in from the Cold, documentaire racontant la déportation des immigrants et leurs expériences de réintégration dans la société Jamaïcaine.

La Cage est sa prémiére piéce de théâtre et était recompensé par un prix Beaumarchais pour l’ecriture Caraïbe.

Note d'intention et de mise en scène

L’emprisonnement d’un groupe de réfugiés haïtiens qui se sont échoués à la Jamaïque en février 2007 est l’événement qui a inspiré cette pièce. Malgré son importante médiatisation, très peu de gens ont protesté contre les mauvais traitements et l’emprisonnement qu’ont subis les haïtiens. Les débats se sont principalement orientés sur les maladies contagieuses comme la malaria, la tuberculose, le VIH/SIDA, qui affectaient potentiellement ces réfugiés.

Étant une personne très investie dans la lutte pour le respect des droits de l’homme et de la santé publique dans Les Caraïbes (y compris en Haïti), l'auteur a été très choqué par ce traitement injuste et inhumain. Dans un même élan elle envoie une lettre de protestation au grand quotidien jamaïcain. Mais la lettre n’a jamais été publiée…même parmi ses collègues, tous esquivent le problème. Il lui a été alors signifié que si la situation haïtienne est assez longtemps ignorée, alors elle disparaitra.

Quand on observe la croissance de la xénophobie dans le monde et la récurrence du thème de l’immigration dans tous les discours politiques, La Cage peut être un moyen de se confronter à cette question fondamentale des droits de l’homme car le théâtre est encore un de ces rares lieux où la dure vérité peut être encore dite.

La Cage contient de multiples messages qui peuvent être interprétés à différents niveaux. Tout d’abord, comme une analyse politico sociale de la manière dont nos frères et sœurs haïtiens sont souvent traités dans Les Caraïbes, et dans le monde. Ensuite, elle cherche à explorer la nature de nos préjugés, de nos craintes, en questionnant notre propre tendance d’humains fébriles à trouver un bouc émissaire.

Les personnages principaux représentent l’étranger marginalisé. Étant donnée l’histoire agitée d’Haïti avec ses crises politico sociales et économiques, les haïtiens sont perçus comme les parias des Caraïbe. Cette situation s’est même empirée suite au tremblement de terre. Ailleurs, cependant, ce sont les jamaïcains, les arabes, les noirs, ou tout simplement les étrangers qui sont vus comme « persona non grata ».

Étant donné l’actualité de la pièce, l’auteure a envie de la faire traduire dans toutes les langues de la région (créole, français, espagnol) pour la présenter aux spectateurs caribéens et latino-américains, afin de provoquer des débats sur la signification du « bon voisin ».

L’objectif fondamental de cette pièce est essentiellement d’attirer l’attention du spectateur sur le sort désespéré des réfugiés, qui, aux quatre coins du monde, sont sujets à des formes de rejets et d’humiliations. Ces trois hommes sont la représentation dramatique d’un groupe plus large de personnes marginalisées et déplacées dans les Caraïbes et dans le monde entier.

Les spectateurs sont invités au fur et à mesure que l’action se déroule à se mettre dans la peau des acteurs afin de se confronter à leurs propres préjugés. Nos introspections nous obligent à des interrogations brûlantes : les valeurs matérielles qui nous préoccupent, le sens de la vie, la liberté (individuellement et collectivement). Comment surmonter les vicissitudes de la vie sans en garder de profondes cicatrices. Et finalement comment peut-on aimer l’autre?

Pour comprendre la scène finale de la pièce, il est important de noter que le vaudou haïtien a été faussement assimilé à un culte voué au diable mais en fait c’est une religion basée sur le concept de respect : le respect de Dieu, des iwas (esprits), de la communauté, de la famille, de l’individu et surtout respect de soi-même. En Haïti, Vaudou et rituel catholique, se chevauchent pour créer une forme très dynamique de culte. La scène finale célèbre cette expression culturelle riche reconnaissant que le respect pour les vivants est inséparable de celui pour les morts.

Pour la mise en scène, notre intention est de créer un spectacle techniquement simple et transportable qui peut être joué autant dans des salles de théâtre que dans des espaces non théâtraux. La Cage est le seul décor sur la scène nue. Assez large pour contenir trois hommes en leur permettant de circuler ou de s’allonger côte à côte, mais c’est néanmoins un espace très restreint.

Elle ne symbolise pas seulement une cellule de prison, elle est une cage, et devrait évoquer des images d’animaux sauvages en captivité. Plus largement elle représente aussi nos vains efforts pour contenir nos peurs…de l’inconnu, de l’étranger…de ce qui est différent de nous-mêmes.

Les trois femmes qui apparaissent comme personnages dans la pièce, symbolisent la présence féminine, la moitié manquante des hommes sur la scène, leurs partenaires, compagnes, supporters infaillibles. Elles évoquent aussi la terre et les légendes d’Haïti.

Ces trois personnages seront joués par une seule actrice. Au fil de l’action elle devient le miroir du personnage masculin qui l’invoque. Chaque femme apporte avec elle son univers de chants et de danses. Toutes les chansons sont chantés « live » en créole haïtien.

La lumière est largement autonome avec des projecteurs sur pieds ou sur le sol et des sources mobiles à l’intérieur de la cage (bâton de lumière, torches…). L'éclairage est complété par des images vidéo projetées de l'avant de la scène sur le fond de la cage. Les images sont d'un style onirique, elles commencent au début de la pièce avec une tempête à la fois réelle et métaphorique qui évoque la Tempête de Shakespeare (et d'Aimé Césaire). Par la suite, elles apparaissent dans chaque enchaînement entre les cènes dans la cage et durant les scènes des femmes. Ce sont des images d'Haïti inspirées par un réalisme magique.

Les personnages:

Noa

Jeune homme mince à l’aube de ses vingt ans, l’air espiègle, Noa est un joueur de football très talentueux qui n’a pas encore perdu l’impétuosité de la jeunesse. Préoccupé à prouver sa virilité, il est très susceptible. Ses coups de tête lui ont coûté cher, et lui ont fait des ennemis si importants au sein de son équipe de foot qu’ils lui ont saboté sa carrière.

Son humble origine n’a pas affaiblit son optimisme. Ayant joué au foot à l’étranger il croit que la vie est meilleure loin de sa terre natale (Haïti). Son seul objectif est d’aller vivre au USA où il pense pouvoir gagner beaucoup d’argent. Le refus de son visa le pousse à payer un contrebandier pour avoir une place sur un petit voilier.

Noah n’a pas eu le courage de dire à sa petite amie qu’il n’a pas eu le visa. Il ne veut pas être stigmatisé comme un « boat people ».

La réalité de la cage, cependant lui donne l’occasion de réfléchir sur les conséquences de ses actes. Il décide de retourner chez lui en dépit de tout car rien n’est plus important pour lui maintenant que sa petite amie qui porte en elle son premier bébé.

Mano

Approchant la quarantaine musclée mais bedonnante, Mano est un paysan qui a peu d’instruction. Il a besoin de contrôler son destin et ne cesse d’envisager des nouveaux scénarios pour réussir sa vie. Cette obsession est à la base de ses frustrations quotidiennes.

Sa philosophe centrale lui fait croire que la vie est dure, et en dépit de ses efforts divers et inlassables il n’arrive jamais à en avoir le dessus. Les dégâts, causés par un grand ouragan, contribuent à la famine de sa famille, et l’oblige à vendre sa vache dans le seul espoir d’aller aux USA pour rejoindre les coupeurs de canne.

Malheureusement, il est emprisonné sur une île voisine dans une petite cellule avec deux étrangers qui ne lui disent pas grand-chose et pour qui il n’éprouve que du dégoût. Se comparant toujours aux autres, Mano est un éternel pessimiste. Il passe ses trente jours de peine dans l’inquiétude, se lamentant des injustices de la vie, intériorisant la négativité qui le déprime d’avantage.

Seth

Seth est un homme de plus de cinquante ans (mais paraissant plus vieux), très mince. Il a connu une vie très rude, pleine de souffrances et de deuil. Il a enterré trois de ses enfants, deux d’entre eux ont été victimes de violences politiques, et sa maison n’a pas échappé à la main diabolique des activistes (Les chimères).

Après l’enterrement de sa femme, il décide de quitter Haïti, où rien ne le retient. Son départ pour les USA représente pour lui une chance de renouveau.

Malgré les difficultés de la vie, Seth est très calme et sérieux, il semble incarner la notion d’acceptation…et de l’impermanence des choses. Sa philosophie de la vie aide à équilibrer les énergies dans la cage.

Métaphoriquement, ces trois caractères représentent l’homme à des étapes différentes de son évolution.

Les femmes

Rachel, Muriel et Sarabelle apparaissent comme des personnages de la pièce, représentant collectivement la présence féminine, les autres moitiés des hommes présents sur scène - en tant que partenaires, camarades et fidèles partisanes.

Les trois différents personnages sont destinés à être joué par une seule et même comédienne. Alors que la pièce progresse, elle reflète l'évolution des personnages masculins qui évoquent sa présence.

Michael Batz - Parcours Artistique

Michael Batz

Après des études universitaires à Cologne et à Birmingham, ainsi qu'à la Royal Academy of Dramatic Art, Michael Batz a commencé sa carrière de metteur en scène au Old Vic de Bristol, avant de s'installer à Londres. C'est là qu'il fonde sa compagnie Yorick Internationalist Theatre, la seule troupe de théâtre internationale de Grande-Bretagne, formée d'artistes du monde entier, exilés ou réfugiés pour nombre d'entre eux. Avec Yorick, il a monté de nombreux spectacles provocateurs et stimulants, dont de nombreuses créations d'auteurs inédits en Grande-Bretagne.

Il a travaillé en contact étroit avec des auteurs comme George Tabori, Bernard-Marie Koltès, Heiner Müller, Gabriel Garcia Marquez, Isabel Allende et Dario Fo, mettant en scène de nombreuses créations de leurs œuvres, étant souvent le premier à apporter ces pièces sur la scène britannique. Tous ces auteurs sont devenus des amis proches, et certains comptent parmi les parrains de La Compagnie Yorick. Un des premiers grand succès de Michael Batz a été sa production au Festival d'Édimbourg de la dernière pièce de Federico Garcia Lorca, Comedia Sin Titulo, cinquante ans après l'assassinat de l'auteur (Prix du Festival). Par la suite, il a remporté d'autres succès dans ce festival avec ses productions des pièces de George Tabori, dont Mein Kampf-Farce. Michael Batz a également travaillé à Moscou et Haifa.

En 1998, Michael Batz et Isabel Allende adaptent en langue anglaise La Maison aux esprits. C'est, à ce jour, la plus importante création de Michael Batz, à Londres. Cette version scénique a constitué une remarquable production épique en deux parties, racontant, avec émotion, cette passionnante histoire.

Michael Batz et Isabel Allende

Michael Batz et Isabel Allende durant les répétitions de LA MAISON AUX ESPRITS

En 2002, Michael Batz commence de réaliser ses créations en France, avec sa compagnie. Il a dirigé des ateliers professionnels dans plusieurs centres dramatiques nationaux, dont un stage AFDAS au Théâtre Gérard Philipe de St Denis. Il a été conseiller artistique de Christian Schiaretti dans sa production de Mère Courage et d'Adel Hakim sur la Commedia dell'Arte pour Les Jumeaux Vénitiens de Goldoni au Théâtre d'Ivry.

Au printemps 2003, il réalise sa première création en France, La Femme Fantôme de Kay Adshead, à L'apostrophe-Scène nationale et au Théâtre Gérard Philipe-CDN de Saint-Denis. Ce spectacle a été repris au TGP pour un mois après avoir été présenté à la Fête de l'Humanité; elle a ensuite été jouée au Théâtre Vidy-Lausanne pendant un mois fin 2003 et au Festival Européen de Stuttgart en Allemagne. Cette pièce a fait l'objet de plus d'une centaine de représentations: Théâtre National de Toulouse, Théâtre de l'Union-CDN de Limoges, Scènes nationales de Guadeloupe, de Bar-le Duc, de Cergy-Pontoise…, tournée CCAS…, représentations spéciales jouées pour le quartier de la Goutte d'Or au Lavoir Moderne Parisien…, reprise au Théâtre Jean Vilar et a la Gare au Théâtre de Vitry.

Michael Batz et George TaboriGeorge Tabori avec Michael Batz et Bertold Brecht

À l'occasion du trentième anniversaire du coup d'État contre Salvador Allende, il crée Chanson pour le Chili, un collage de textes de Pablo Neruda et VictorJara au Théâtre de L'Épée de Bois à la Cartoucherie, le 11 septembre 2003, et à L'apostrophe-Scène nationale de Cergy Pontoise en 2004. Le spectacle tournera ensuite au Festival d'Avignon, au Théâtre de Nîmes, au Forum Culturel du Blanc-Mesnil…

Il a mis en scène Fragments d'Humanités, écrit par 10 auteurs (Aurélie Filippetti, Nathalie Fillion, Carole Frechette, Mohamed Kacimi, Susana Lastreto, Fabrice Melquiot, Eddy Pallaro, José Pliya, Jean-Pierre Simeon et Elsa Solal), une commande à l'occasion des 100 ans du journal L'Humanité, qui sera créée à la Fête de l'Humanité en 2004 et au Forum Culturel du Blanc-Mesnil, au Théâtre d'Auxerre, à la Scène nationale d'Albi et pendant deux semaines au Théâtre International de Langue Française à Paris, le futur Tarmac.

En mars 2005, Michael Batz adapte et met en scène Ardente Patience d'Antonio Skàrmeta, pour la Scène nationale de Cergy-Pontoise pour une première série de représentations, reprise la saison suivante pour une seconde série. Puis il dirige, en novembre 2005, la création en Belgique de La Femme Fantôme au Théâtre de Poche de Bruxelles, jouée pendant un mois et reprise pour un autre mois en janvier 2007. Cette version a beaucoup tournè en Belgique et a reçu le Prix du théâtre belge 2006.

Il crée Red Devils (Les Diables Rouges) de Debbie Horsfield au Théâtre des Carmes (Festival d'Avignon 2006) Le spectacle a été joué en tournée auThéâtre 95 de Cergy, à Saint-Denis, Sevran, Pierrefitte…, à Alizay (Normandie) ; au Grand Parquet à Paris, du 11 au 23 décembre 2007, au Théâtre municipal de Roanne (Loire), à Gauchy, et au Lavoir Moderne Parisien en juin 2008.

En novembre 2006, il met en scène Comédie sans titre de Federico Garcia Lorca à l'Académie Fratellini, à Saint-Denis. Le spectacle est repris au Théâtre 95 de Cergy, au Théâtre de Sevran, et pour deux semaines au Théâtre de Pierrefitte pendant la saison 2007-2008. Parallèlement, il a créé un spectacle cabaret No Pasarân-L'Espagne au Cœur, qui a été joué à Saint-Denis, Aubervilliers et à la Fête de l'Humanité.

Michael Batz et Dario FoDario Fo et Michael Batz en répetition
de Fabulazzo Osceno

À la fin de la saison 2007-2008, il crée une nouvelle pièce de Kay Adshead l'auteur de La Femme Fantôme, pièce spécialement écrite pour les jeunes adolescents, avec les lycéens de Saint-Denis.

Michael Batz a été le directeur artistique du Festival Salvador Allende qui s'est déroulé, à Paris et en Île de France, du 11 septembre au 11 décembre 2008, pour la célébration du centenaire de la naissance de Salvador Allende. Le festival, parrainé par Jean-Paul Huchon et Bertrand Delanoë, comprenait des expositions, débats, colloques, cinéma; et des concerts de musiciens chiliens renommés comme Angel Parra, Inti lIIimani, Quimantu… Sa mise en scène de Chanson pour le Chili a été reprise dans le cadre de ce festival et joué au Cabaret Sauvage, à l'Espace Jemmapes, au Théâtre Jean Vilar de Vitry, au Dansoir de Karine Saporta a la BNF, et devant 1 200 spectateurs aux Folies Bergère.

En 2009, il met en scène avec sa compagnie la pièce récente de Kay Adshead, Bones (Les Os) au Théâtre 95 - Scène conventionnée. Ensuite le spectacle a tourné partout en région parisienne. Il a été sélectionné pour le Festival Theatrale de Val d’Oise, et avec La Femme Fantôme, pour le début de la résidence de Yorick au Théâtre Jean Vilar de Vitry, et l'ouverture de la saison 2010-2011.

Au printemps 2011 Michael crée Working Girls (Voix des Femmes 1) hors les murs a Vitry, et ailleurs : trois textes de Kay Adshead, Juan Radrigan et Isabel Allende. En février 2013 ensuit la création de La Cage, pièce de la jeune écrivaine jamaïcaine Ava-Gail Gardiner, en Haïti (Jacmel et Port-au-Prince) et à l'Atrium – scène nationale de la Martinique, suivi d'une tournée aux Caraïbes (Scène nationale de la Guadeloupe…) & au Théâtre 95 Cergy, Auvers-sur-Oise, Fontenay-sous-Bois…

En 2012 et 2013, il recrée Ardente Patience d'Antonio Skarmeta, a Vitry et pour un mois a Paris, a la Cartoucherie, Théâtre de l'Epée de Bois, ou il a reçu l'attention favorable de la presse et des tutelles. Le spectacle sera repris bientôt. Après il a monté sa création d’AMABEL - une œuvre d'art de Terry Johnson, qui a vu sa première au Château d'Auvers-sur-Oise et au Théâtre 95. Sa toute dernière création est 28 Avril 1937, Guernica… de Susana Lastreto, à Saint-Denis & sur invitation personnel de la Maire à l'hôtel de Ville de Paris.

Bientot on peut voir FALSTAFF (Henry IV de Shakespeare, 1er et 2éme partie, adapté pour une seule soirée de théâtre), Bag Lady de Frank McGuiness; un grand projet Mexicain commençant avec un spectacle sur Frida Kahlo, suivi par la nouvelle piéce de Veronica Rodriguez, Les Filles de Juarez, et l'adaptation par Michael de Pedro Paramo de Juan Rulfo; la reprise de Red Devils en Juin 2018 pour le coupe du monde de Football ; et autres éléments ; sans oublier un regarde sur l'Inde, qui poursuit notre concerne avec la thématique desmigrations : la création française de la superbe trilogie de Jatinder Verma, Voyages vers l'Ouest; nous avons aussi commandés des textes des auteurs comme Carole Frechette, ainsi que Kay Adshead et Ava -Gail Gardiner…

Expert en Commedia dell'arte, Michael Batz a travaillé deux ans en Italie avec Feruccio Soleri, Amleto Satori et Dario Fo. Récemment il à dirigè une master-class de Commedia deIl'Arte pour deux semaines à la scène nationale de la Guadeloupe.Excellent connaisseur du théâtre élisabéthain, il l'a enseigné à l'Université de Londres et dans plusieurs écoles de théâtre en Angleterre.

Il a aussi enseigné la théorie lacanienne du cinéma à l'Université de Londres. Michael se concentre pleinement sur ses mises-en-scène, mais dans les rares moments ou son temps le permet , il travail encore comme comédien, au petit et au grand écran, ou ses contribution ont comprises plusieurs films pour le BBC et du travail avec Ridley Scott sur Bladerunner.

 

« La Cage » Fiche technique prévisionnelle

Texte d'Ava Gail Gardiner

Mise en scène de Michael Batz

- Durée 75 minutes

- Tout public à partir du Collège

Spectacle très portables, possibilité de jeu le jour même.

Équipe technique:

- 2 techniciens: 1 régisseur lumière

Romuald Lesné : 06 73 34 34 87 : romualdlesne@yahoo.fr

- 1 régisseur plateau

Florence Plaçais : 06 85 25 08 37 : florenceplacais@yahoo.fr

Équipe artistique:

1 metteur en scène

1 collaboratrice artistique

3 comédiens et 1 comédienne

1 chorégraphe

Scénographie:

Une cage auto portante: dimensions 250x328x223

La structure sera à 1m50 du bord de scène centrée

avec une toile sous-perchée à l'arrière pour la vidéo

Montage:

4 personnes pour monter la structure

Plateau:

Tapis de danse noir sur tout le plateau

Pendrillonage à l'italienne

Lumière:

De la lumière sera intégrée à la structure, mais certaine choses seront déterminées sur place (source traditionnelle)

5 kilos ou 2 kilos en contrebandier

6x614 en latéral sur pied

PC 1 kilo en face

2 PAR cp 62

Machine à brouillard

Vidéo/Son:

1 vidéo projecteurs

1 shutter

1 mixette à déterminer

le support n'est pas encore déterminé

le son diffusé ne devrait être que celui de la vidéo

2 enceintes au lointain

2 enceintes à la face

Un régisseur son/vidéo est demandé pour faire la régie

La Cage

Camion 20m3, prévoir une place de parking


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La Cage - Pièce de Théâtre